GRAN TORINO, old guy
Drame Feel-good movie
Clint Eastwood
*****
Quand c'est bon comme ça, on peut faire bref.
Si je décide d'écrire quelques mots là-dessus c'est qu'avec Puce on s'est lancé dans un cycle Eastwood. C'est parti justement de Gran Torino. Une perle de leçon de tolérance brassant sans niaiseries le drame et le feel-good movie doux-amer.
C'est quoi Gran Torino, 17 ans après sa sortie ?
Ben, c'est d'abord un délice d'écriture dessinant des personnages tous plus attachants les uns que les autres. Un scénario sans gras et tout en délicatesse signé Nick Shenk qui remettra ça pour La Mule et Cry Macho.
Quand à La mise en scène au "classicisme somptueux" (autant vous prévenir, j'emprunterai cette formule à chaque que je chroniquerai un film de maître Clint) elle participe à la fluidité miraculeuse de cette histoire de vieux réac raciste et aigri ressuscitant son coeur au contact de ces voisins de la communauté Hmong.
Côté Casting l'alchimie fonctionne à plein entre L'humilité et l'élégance du vieux Eastwood jouant le grand âge avec une jubilation évidente et la grâce de ces acteurs non professionnels que l'on devinent dirigés tendrement par le dernier géant du cinéma américain. Une fraicheur et une spontanéité de jeu venant sérieusement muscler le mélo lorsque le drame prend le pas.
Et le plus merveilleux dans cet ensemble parfait c'est que lorsque que ce drame s'achève et que s'élance la Gran Torino modèle 1972 résonne alors en générique le morceau titre du film co-écrit et chanté par Clint himself sous la conduite de Kyle, son jazzman de fiston. Là, clairement, on peut aller se coucher sereinement, convaincu que les miracles existent, que les grands classiques ne fanent jamais et que le coeur reste bien un muscle essentiel.
Et puis c'est la séance qui m'a donné envie de reprendre la plume. Ça aussi c'est une forme de miracle, parce que depuis le départ de mon paternel, j'ai clairement perdu le goût. D'ailleurs, tiens, elle est pour toi, celle-là aussi. Hé ouais, c'est important d'avoir toujours un vieux devant soi. Gran Torino nous le rappelle si bien.
Francisco,
Chroniques Clint
2008
1h55
Full cast & crew
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